Philippe Schwartz
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Vie sexuelle et ménopause

Sexologie

On ne doit plus parler de la ménopause comme étant la fin de la vie génitale de la femme.

Si la ménopause correspond à la fin de l’activité de procréation de la femme, elle ne signifie en aucun cas la fin de son activité génitale et sexuelle et plus globalement amoureuse et sensuelle. Au contraire même, la sexualité de la femme ménopausée peut continuer de façon stable voire amplifiée et constituer une dimension toujours importante de la qualité de vie de la femme.

 

Comment se modifie la réponse sexuelle lors de la ménopause ?

Même s’il existe de grandes variations individuelles, des modifications des rapports sexuels apparaissent à la ménopause :

  • Un allongement du temps nécessaire à l’obtention d’une excitation sexuelle.
  • Une moindre lubrification vaginale et une diminution de la souplesse des parois vaginales pouvant générer un inconfort durant le rapport sexuel (en l’absence de traitement hormonal).
  • Un orgasme moins long et moins intense.
  • Un retour plus rapide à la normale de l’appareil génital après le rapport sexuel.

 

Comment les femmes ménopausées vivent-elles leur sexualité ?

La ménopause engendre des difficultés sexuelles mais une part des conséquences sexuelles attribuées à la survenue de la ménopause étaient déjà présentes avant son apparition.

Une étude a ainsi montré que la baisse du désir sexuel attribuée à la ménopause était en fait souvent pré-existante avec 40% des femmes s’en plaignant à la ménopause mais seulement 26% l’attribuant à la ménopause et près de 50% des femmes datant l’apparition de cette baisse du désir entre 45 et 51 ans soit avant l’apparition de la ménopause.

Il importe donc de bien resituer le début du trouble sexuel invoqué afin de ne pas en masquer la véritable cause en l’attribuant à la ménopause.

Il n’en demeure pas moins que les troubles sexuels induits par la ménopause constituent la raison de leur décision de traitement hormonal pour près de 40% des femmes.

Concernant le niveau d’activité sexuelle en fonction de l’âge :

  • 61% des femmes sont sexuellement actives entre 50 et 59 ans. C’est également dans cette tranche d’âge qu’est observée la plus grande fréquence de troubles sexuels rapportés.
  • 45% entre 60 et 69 ans.
  • 28% entre 70 et 79 ans.

Il n’y a ainsi pas de cessation brutale de la sexualité lors de la ménopause mais une diminution progression avec le temps.

Dans une autre étude, elles sont 13% à maintenir une activité sexuelle après l’âge de 80 ans avec, pour le quart d’entre elles, un maintien de leur niveau d’excitation, de désir et de satisfaction.

Parmi les femmes sexuellement actives à la ménopause, 63% jugent leur vie sexuelle satisfaisante et 57% souhaiteraient avoir des rapports sexuels plus fréquents.

Chez les femmes n’ayant plus d’activité sexuelle :

  • La perte de satisfaction dans leur vie sexuelle, incluant les douleurs lors des rapports, une diminution du plaisir ressenti ou la diminution du désir sexuel, était la cause principale de l’arrêt des relations sexuelles.
  • L’atrophie vaginale due à la carence hormonale en était la raison la plus fréquemment significativement rapportée.
  • Les autres causes étaient l’existence d’un état dépressif ou la perte de leur partenaire.

Concernant le bénéfice du traitement hormonal sur la sexualité, les femmes traitées avaient les plus hauts niveaux d’activité sexuelle à 3 et 6 ans.

 

L’importance de l’hygiène de vie à la ménopause

Le respect de règles hygiéno-diététiques de base est indispensable pour maintenir et améliorer la qualité de vie à long terme. Elles reposent sur quatre points essentiels lors de la ménopause :

  • Hygiène alimentaire : régime alimentaire équilibré réduit en sucres et pauvre en graisses.
  • Activité physique régulière notamment sous la forme de 30 minutes de marche par jour.
  • Apports suffisants éventuellement complémentés en vitamine D et en calcium).
  • Évitement de la prise de toxiques ou d’excès potentiellement néfastes (tabac, alcool, excitants…).

 

Alimentation

 

Garder un poids de bonne santé physique

Le surpoids ou l’obésité augmentent les risques de présenter une hypertension artérielle ou un trouble métabolique (hyperlipidémie, diabète), maladies qui ont un retentissement péjoratif sur la santé en général et sur la santé sexuelle.

 

S’hydrater suffisamment

Une bonne hydratation régulière est recommandée pour favoriser l’hydratation des muqueuses : boire 1 à 1,5 litres d’eau par jour, répartis au cours de la journée.

Plus l’hydratation corporelle est satisfaisante, plus le corps est réceptif aux stimulations sensuelles.

Les huiles de bourrache, d’onagre, de poisson, de germe de blé, riches en oméga 3 et en oméga 6 favorisent l’hydratation des muqueuses et son maintien pour assurer une bonne trophicité des tissus comme le vagin.

La pastèque est à un excellent fruit car elle contient beaucoup d’eau.

 

Modérer ses ingestions de sel

Qu’il s’agisse de l’usage du sel de table, du seul utilisé en cuisine ou du sel trop souvent en excès présent dans les plats préparés ou de conserve, des charcuteries, l’excès des apports en sel peut favoriser la survenue d’une hypertension artérielle avec ses conséquences vasculaires délétères pouvant se surajouter aux effets de la carence hormonale de la ménopause.

 

Sélectionner ses apports en aliments gras

Les « mauvaises graisses » sont représentées par les lipides dits « saturés » et « trans » qui augmentent la concentration sanguine des particules lipidiques à l’origine de la maladie athéromateuse avec rigidité des artères et sténoses voire occlusions artérielles.

Les « mauvais gras » sont par exemple les excès de beurre, de viandes, de fromage, huile de palme, aliments transformés et industriels, hamburgers, etc.

Les « bons gras » (acides gras dits saturés), utiles au fonctionnement des organes et des cellules, sont les margarines non hydrogénées, les poissons, les noix et autres oléagineux (amandes, noisettes, etc.), l’huile d’olive ou d’arachide, etc.

 

Limiter la prise d’alcool

En faible quantité, l’alcool peut aider à se détendre, à déstresser, mais une consommation excessive retentit sur les organes sensibles comme le foie et le système nerveux et sur le comportement sexuel.

Il faut également souligner l’impact négatif de la consommation d’alcool sur les relations de couple.

 

Améliorer sa flore vaginale de façon naturelle par l’alimentation

Certains aliments peuvent avoir une action favorable sur l’équilibre de la flore vaginale, notamment par leur action probiotique :

  • Yaourts natures, riches en levures et bactéries (Lactobacillus acidophilus) bénéfiques à la flore vaginale.
  • Kimchi (chou fermenté coréen).
  • Choucroute.
  • Kéfir (boisson fermentée).

L’avocat et les fruits à coque comme les noix, les amandes ou les noisettes sont riches en huiles végétales et en vitamine E et, consommés régulièrement, peuvent aider à la prévention de la sécheresse vaginale.

 

Activité physique

Même à la ménopause, avoir une activité physique régulière reste un élément de base de l’hygiène de vie.

Elle présente de plus un bénéfice indirect en favorisant la circulation sanguine et donc la bonne vascularisation et hydratation de l’appareil génital et des muqueuses vulvo-vaginales.

Par ailleurs, le maintien d’une activité physique régulière favorise la libido et l’activité sexuelle qui à son tour est un facteur d’entretien fonctionnel d’une bonne hydratation et trophicité vaginale.

Cette activité physique doit être en accord avec les capacités physiques de la femme et doit tenir compte du risque de chute si elle présente un risque élevé d’ostéoporose.

L’objectif d’une demi-heure de marche quotidienne est une recommandation en général parfaitement adaptée.

Des activités plus poussées (sport, gymnastique, etc.) peuvent être pratiquées mais il est alors recommandé qu’elles soient pratiquées sous le contrôle d’un professionnel médical ou supervisées par un coach sportif.

Dans tous les cas, il importe de ne pas dépasser ses limites physiques. Il n’est nul besoin d’avoir une activité physique de type pratique sportive de haut niveau pour maintenir et améliorer sa forme physique.

 

Respect de son sommeil

Le respect de ses besoins en sommeil et l’adoption d’une bonne hygiène de sommeil sont essentiels pour corriger les conséquences des symptômes de la ménopause sur le sommeil et maintenir sa qualité de vie durant la journée.

Il importe d’adopter et de maintenir de bonnes habitudes de sommeil et à éviter tout facteur surajouté stimulant le maintien de l’éveil :

  • Éviter tout stimulant à partir de la fin de la journée (café, thé, tabac, etc.).
  • Éviter la consommation d’alcool le soir, qui provoque une fragmentation du sommeil.
  • Maintenir la chambre dans un état de calme et de quiétude favorable au repos : pénombre ou obscurité, tranquillité, silence ou musique douce, non surchauffée.
  • Ne plus utiliser smartphone, tablette, ordinateur le soir. La lumière bleue et les LED des écrans stimulent les zones cérébrales de l’éveil, en plus de favoriser une stimulation de l’attention préjudiciable à l’arrivée du sommeil.
  • Préserver l’heure précédent le coucher et la consacrer à la détente et à la relaxation.
  • Ne rejoindre le lit que lorsque les premiers signes de somnolence se font sentir.
  • Ne pas rester au lit, se lever et aller faire une activité calme non stimulante si le sommeil ne vient pas au bout d’une vingtaine de minutes. Se recoucher lorsque la somnolence revient à nouveau.
  • Respecter ses horaires fixes de coucher et de lever tous les matins.

 

Importance d’une bonne hygiène intime

Une bonne hygiène intime est indispensable pour favoriser le maintien fonctionnel de la muqueuse vaginale :

  • La toilette doit se faire simplement au niveau de la vulve avec du savon de Marseille ou un gel spécifique sans antiseptique pour la toilette intime.
  • Éviter tout excès de fréquence de la toilette intime qui perturbe fortement la flore vaginale physiologique. Une toilette quotidienne suffit.
  • Pas de douche vaginale qui déstructure totalement la flore protectrice naturelle. Le vagin est « autonettoyant » et aucun geste d’hygiène « interne » ne se justifie.
  • S’essuyer toujours de l’avant vers l’arrière aux toilettes pour éviter de véhiculer des bactéries pathogènes de l’anus vers le vagin.

D’autres facteurs d’altération de la flore vaginale sont à éviter :

  • Le tabagisme dont les méfaits résident aussi dans l’aggravation d’un déséquilibre de la flore vaginale d’origine hormonale, via la toxicité du monoxyde de carbone véhiculé dans le sang.
  • L’usage de déodorant intime, toxique pour la flore bactérienne normale.

 

La ménopause n’est pas la fin de la sexualité.

Au delà des troubles sexuels, la ménopause est aussi le moment d’une redéfinition de la vie affective et sexuelle de la femme mais également du couple.

Un conseil essentiel : conservez une activité sexuelle régulière.

 

Lopès P. Ménopause et sexualité. In Courtois F, Bonierbale M et coll. Médecine sexuelle. Lavoisier Ed., Paris, 2016

Lopes P. Syndrome génito-urinaire de la ménopause. Rev. Prat. MG, 2020 ; 34 : 828-830

Morin CM, Beaulieu-Bonneau S. Prise en charge de l’insomnie : approche cognitive et comportementale. Rev. Prat., 2017 ; 67 : 862-867

Nobile C. Symptômes génito-urinaires de la ménopause… que prescrire ? Rev. Prat., 2020


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