Philippe Schwartz
Sexologie Hypnothérapie Relaxation à Paris 16
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Utilisation d’un gel lubrifiant intime

Sexologie

L’utilisation d’un gel ou lubrifiant intime est la solution la plus simple en pratique pour ne pas souffrir d’une sécheresse vaginale lors des rapports sexuels et pour soulager l’inconfort lorsqu’il est permanent comme par exemple la sécheresse vaginale post-ménopausique.

 

Pour faciliter et améliorer le confort lors des rapports sexuels

L’utilisation de gel intime doit obéir à certaines recommandations pour apporter le meilleur confort en toute sécurité.

L’application initiale d’un gel lubrifiant est externe, vulvaire, avec dépôt d’une « noisette » à l’entrée du vagin. Il peut être appliqué sur l’ensemble de la vulve ainsi que sur le sexe du partenaire et son application intégrée aux préliminaires.

Les lubrifiants à base d’acide hyaluronique sont recommandés en priorité car ils hydratent la muqueuse vulvo-vaginale et ont des propriétés cicatrisantes en plus de leur action lubrifiante. Ils doivent toutefois être appliqués 1 à 2 heures avant le rapport sexuel (effet retard) ce qui nécessite un timing précis pas toujours évident à suivre.

Les gels intimes hydratants à l’eau sont d’une excellente efficacité pour faciliter la pénétration mais s’évaporent rapidement et nécessitent donc plusieurs applications. Le plus simple est à base d’eau et de glycérine.

Les gels à l’eau et au polyacrylamide agissent plus longtemps en déposant un film humectant sur la muqueuse.

Les gels au silicone apportent une excellente lubrification mais sont plus glissants.

Il est recommandé d’éviter les lubrifiants à base de vaseline car ils peuvent être irritants pour les muqueuses. De plus, la vaseline ne doit pas être utilisée lorsque les rapports ont lieu avec préservatif (perte de leur étanchéité).

Des gels plus « sexy » sont proposés avec des sensations de chaud ou autres diverses sensations, il convient de se méfier des risques d’intolérance aux composés ajoutés.

 

Dans le contexte de sécheresse vaginale permanente

Les gels lubrifiants avec applicateur intravaginal, canule monodose ou sous forme d’ovules sont indiqués dans les sécheresses vaginales chroniques et douloureuses en dehors des rapports sexuels (post-ménopausiques par exemple).

Ils renferment de l’acide hyaluronique à forte concentration à libération prolongée associé à des polymères relâchant progressivement de l’eau. Ils sont appliqués tous les 2 ou 3 jours de façon systématique en dehors des rapports sexuels.

 

Les lubrifiants, huiles et ovules naturels

Certains produits naturels peuvent constituer des lubrifiants particulièrement efficaces :

  • Gel à l’Aloé vera non seulement hydratant mais aussi apaisant pour les muqueuses, appliqué sur les parties génitales une fois par jour pendant 2 semaines en dehors des règles puis répété si besoin.
  • Capsules ou ovules vaginaux à base de calendula, d’huile d’onagre ou d’Aloé vera, insérés régulièrement 2 à 3 fois par semaine.
  • Crème au calendula.

Les huiles de millepertuis et de coco représentent des traitements naturels au long cours de la sécheresse vaginale :

  • L’huile de millepertuis est rouge et a tendance à tâcher les vêtements.
  • L’huile de coco est donc souvent préférée et possède également des propriétés antifongiques (en complément du traitement médical d’une vaginite candidosique) et anti-inflammatoires apaisantes sur une muqueuse irritée.
  • Elles s’administrent en application interne (vagin) et externe (vulve) : une noisette en massage doux 2 fois par jour.
  • Leur action est renforcée par l’utilisation d’un savon non décapant pour l’hygiène intime comme une huile lavante réparatrice.
  • Ces huiles sont hydratantes mais non lubrifiantes, leur utilisation pour les rapports sexuels n’apporte pas le confort d’un gel lubrifiant. Elles ne sont donc pas conseillées dans ce contexte, d’autant plus que l’huile de coco dégrade le latex des préservatifs et le rend poreux.

Les huiles d’amande douce ou d’olive peuvent également être utilisées mais toujours en dehors de l’usage de préservatifs qu’elles dégradent.

On choisira toujours plutôt un produit bio sans excipent afin de limiter les risques de survenue d’une intolérance.

 

Lopes P. Syndrome génito-urinaire de la ménopause. Rev. Prat. MG, 2020 ; 34 : 828-830

Mares P et coll. La sécheresse vaginale. Rev. Prat., 2001 ; 51 : 155-158


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