Philippe Schwartz
Sexothérapeute Relaxation à Paris 16
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Relaxation

La mode est au dénigrement des thérapies dites non conventionnelles ou non homologuées par des études scientifiques menées sur de vastes cohortes de sujets.

Je pense important de faire la distinction entre la chose en elle-même, l’usage qu’on fait de la chose et ses excès, et l’expérience personnelle & individuelle de la chose.

 

L’expérimentation et le ressenti

Le sujet en tant qu’individu n’est ni opposable ni superposable aux données de la science.

Certaines réactions individuelles peuvent relever d’un déni de science. Il en est ainsi des antivax, des avis ou croyances basés sur une observation basée sur une causalité infirmée, etc. Là, on parle des conséquences d’un fait extérieur falsifié sur les pensées et avis d’un individu sans aucun ressenti personnel de la chose.

L’individuel que je défends relève de l'idiosyncrasie ou de la réactivité individuelle. Là, je parle du ressenti d’un individu ayant lui-même expérimenté la chose. Ça vient de son intérieur, pas d’une expérience extérieure à lui.

 

La chose en elle-même

Bien sûr que certaines pratiques n’ont pas fait la preuve de leur efficacité sous le réverbère des normes actuelles de la vérité scientifique, lesquelles ont besoin d’un échantillon suffisant de sujets pour être valides ce qui montre bien leur éloignement de l’individu. Il n’en demeure pas moins qu’elles peuvent faire du bien à des gens, les faire se sentir mieux et parfois leur permettre de vivre, pourquoi les en priver et pourquoi dénigrer ces pratiques ?

Pour cette chose en soi, je crois qu’on oublie trop souvent que la science en se voulant de plus en plus scientifique et prouvée à large échelle fait l’impasse sur les affects & les émotions des gens ainsi que sur les effets placebo (et nocebo) alors que ça passe tellement par là aussi. Chaque soignant sait combien un regard, une attitude, un comportement peuvent modifier une réponse thérapeutique, induire la confiance ou susciter le doute ou la méfiance. On oublie que ce qu’on ressent des patients, les patients peuvent en ressentir autant à notre égard.

On peut penser la chose inopérante mais a-t-on le droit de dénier au patient son droit à en ressentir un bienfait ?

 

L’usage qu’on fait de la chose et ses excès

Le monde est ainsi devenu et l’âme humaine étant ce qu’elle est, toute chose se voit monétisée et cette monétisation se double d’une volonté de pérennisation qui dépasse la notion d’individu et se veut généralisatrice au grand nombre (ça peut concerner aussi la science et aboutir à ses excès). Ça, il faut le dénoncer et le réprouver pour ses mensonges.

 

L’expérience personnelle et individuelle de la chose

L’expérience personnelle et individuelle de la chose s’oppose à l’adhésion à une idée venant de l’extérieur par défaut de connaissances ou excès de croyances erronées. Là, on ne peut pas reprocher aux gens de ne pas avoir fait 10 ans d’études (inversement, ils ont des compétences qu’on n’a pas) mais on peut en revanche critiquer d’une part cette société qui n’éduque pas vraiment à la santé (sinon on n’aurait pas autant de surpoids ou de diabètes de type 2 ou d’accrocs aux sodas) et d’autre part un système économique aberrant du système de santé où le tarif imposé des consultations médicales ne permet pas de prendre le temps nécessaire à une éducation des patients et où la prévention est dans les faits si peu prise en considération.

 

Le ressenti individuel n’est pas standardisable

L’individuel n’est pas évaluable au sens où il n’est évaluable qu’au niveau personnel et non à un niveau standardisé duplicable d’un sujet à l’autre. Et ce n’est pas parce qu’un groupe d’individus ressentirait un bienfait que c’est forcément standardisable à l’échelle de ce groupe d’individus.

En mettant de côté qu’une chose puisse nuire aux gens (toxicité, retard de prise en charge plus appropriée, influence psychologique, religieuse, mystique ou sectaire, etc.), ce qui relève de l’excès de la chose et de l’usage qui en est fait, je ne pense pas qu’il faille « taper » sur la chose en elle-même dès lors que des gens s’en sentent bien et mieux.

En revanche, qu’on se batte contre les excès de son usage, contre une information malhonnête ou mensongère et contre une volonté de généralisation infondée, là c’est un impératif éducatif et déontologique.


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