Philippe Schwartz
Sexologie Hypnothérapie Relaxation à Paris 16
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Les trois grandes dimensions des problèmes de couple

Sexologie

On identifie trois dimensions distinctes mais interagissant ensemble dans la vie de couple :

  • L’engagement, dimension cognitive de l’amour.
  • L’intimité, dimension affective.
  • La passion, dimension émotionnelle.

Ces trois dimensions caractérisent les trois grands domaines interrelationnels entre les partenaires du couple, et l’intégrité des trois permet de définir un amour comme mature.

Elles évoluent avec le couple dans le temps et selon les différentes étapes de sa vie.

Elles présentent l’intérêt d’être opérantes pour guider les interventions en thérapie de couple quelle que soit la modalité d’intervention (psychodynamique, humaniste, systémique, comportementale, émotionnelle, cognitive).

Ces dimensions peuvent être regroupées selon deux domaines d’amour au sein du couple :

  • Un amour de la relation à l’autre : passion, intimité.
  • Un amour d’appartenance au couple en tant qu’entité : engagement.

Ces deux domaines d’attachement au couple peuvent permettre de situer un attachement dominant chez les partenaires et de repérer un déséquilibre d’attachement dans le couple.

Plus le nombre de dimensions atteintes par les difficultés du couple est élevé, plus la détresse conjugale est importante et plus l’avenir du couple est en danger.

 

L’engagement

L’engagement caractérise le désir et les actes concrets en faveur du maintien de la relation de couple. Il constitue un élément majeur de la stabilité du couple.

C’est aussi un choix de l’individu.

Il intervient notamment lorsque la phase de passion amoureuse diminue en intensité et que le couple se réorganise de façon moins fusionnelle autour des personnalités propres de chacun de ses membres.

Il représente un facteur important du sentiment de sécurité ressenti par les partenaires au sein du couple et de stabilité de la relation.

Une différence de niveau d’engagement entre les partenaires constitue ainsi une cause de difficulté pour le maintien à long terme du couple.

On décrit trois modalités à la diminution de l’engagement :

  • Une distanciation progressive entre les partenaires qui se fait sans ressenti particulier de souffrance. Il peut même être vécu comme une individualisation bénéfique de chaque partenaire.
  • Une distanciation progressive mais dans laquelle un ou les partenaires éprouvent de la souffrance.
  • Le désengagement brutal lors du décès d’un des membres du couple ou d’un accident mais aussi lors d’une infidélité à forte tonalité émotionnelle ou à fort ressentiment. La brutalité de ce désengagement induit une détresse importante voire majeure.

 

L’intimité

La notion d’intimité est la capacité à être proche de l’autre. Elle se caractérise par la connaissance de soi et de l’autre et est entretenue par la valorisation de chaque partenaire par l’autre.

C’est l’espace de communication privilégiée du couple pour la tendresse, l’affection, l’amour, la complicité, la sensualité et la sexualité, associant parole et langage corporel.

Elle est sous-tendue par des compétences relationnelles et comportementales chez chacun des partenaires :

  • Capacité à se dévoiler et à parler de soi dans l’intimité.
  • Capacité d’exprimer ses émotions (peur de l’abandon ou du rejet par l’autre par exemple) au dela de ses comportements réactionnels (colère, énervement, irritabilité, etc.) et à exprimer ses sentiments et son affection pour l’autre.
  • Capacité à réagir de façon appropriée aux paroles ou aux comportements de son ou de sa partenaire, ce qui traduit sa compréhension et son acceptation de l’autre et sa bienveillance et sa tolérance envers l’autre.
  • Aptitude à collaborer ensemble dans un sens favorable à l’existence du couple.

Elle dépend donc beaucoup de la personnalité de chaque sujet avant même la naissance du couple.

L’intimité est ainsi le fruit d’un apprentissage progressif de l’autre, basé sur la confiance et l’existence d’un sentiment de sécurité dans le couple. Inversement, elle vient elle-même renforcer cette confiance et le sentiment de sécurité.

Elle se construit et s’enrichit durant toute la vie du couple.

 

La passion

La passion correspond au lien qui a le plus souvent présidé de façon intense à la naissance du couple.

De nombreux éléments interviennent dans sa genèse et dans sa persistance : affectif, émotions, reconnaissance identitaire, communauté de motivations, ainsi que le désir, la congruence et la satisfaction sexuels.

La passion est aussi la dimension amoureuse qui impulse la sexualité dans le couple en associant l’attirance physique à la volonté de s’unir, de ne faire qu’un.

Elle est la dimension la plus sensible au temps et au quotidien mais peut aussi se transformer en dépendance à l’autre.

A l’exacerbation amoureuse de la rencontre fait suite l’attachement qui correspond à un engagement émotionnel. L’attachement se définit comme la relation d’écoute, de soutien et d’attention qui est indissociable du bien-être psychique mais aussi physique d’un individu.

 

La part de la personnalité de chacun

Enfin certains éléments relevant de la personnalité propre de chaque partenaire doivent être pris en compte et jouent un rôle dans leurs réactions à l’altération des relations de couple dans les trois dimensions précédentes :

  • Comportement de rapprochement ou de mise à distance.
  • Comportement de contrôle de la situation de conflit.
  • Comportement de prise de sa responsabilité, s’opposant au contrôle.
  • Réaffirmation des caractères propres à chaque individu tels qu’ils étaient exprimés avant la naissance du couple et ses réaménagements relationnels.

 

De l’amour. Fragments d’un discours scientifique. Actes Sud Ed., Paris, 2019

Gérardin-Toran M. Thérapies conjugales. In Courtois F, Bonierbale M et coll. Médecine sexuelle. Lavoisier Ed., Paris, 2016

Lansac J, Lopès P et coll. Questions sexo. Eyrolles Ed., Paris, 2017

Navarre M. Le couple réinventé. In L’amour, Sciences Humaines Ed., 2016

Neuburger R. Thérapie de couple. Payot Ed., Paris, 2019

Wiart Y. John Bowlby et la théorie de l’attachement. In L’amour, Sciences Humaines Ed., 2016


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