Philippe Schwartz
Sexologie Hypnothérapie Relaxation à Paris 16
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Le traitement hormonal de l’andropause par la testostérone

Sexologie

Lorsque le déficit en testostérone est authentifié par le dosage biologique, le traitement hormonal androgénique, ou androgénothérapie substitutive, va normaliser le taux de testostérone avec des améliorations notables :

  • Sur la sexualité : retour du désir, meilleures érections.
  • Sur les symptômes somatiques : masse musculaire, disparition des bouffées vasomotrices.
  • Sur les symptômes psychologiques : amélioration de l’humeur, du sommeil, de la motivation, des troubles de la concentration et de la mémoire, retour du bien-être.

L’effet thérapeutique n’est pas toujours total sur les difficultés érectiles, il est alors possible d’associer l’administration d’inducteurs pharmacologiques de l’érection.

 

Les modalités du traitement

Le traitement par la testostérone se fait généralement en deux étapes :

  • Une phase d’essai visant à évaluer l’efficacité et la tolérance du traitement androgénique et de la forme choisie.
  • Avant d’envisager un traitement au long cours.

Ce traitement peut être administré selon différentes formes :

  • Par voie orale à raison de 2 ou 3 prises par jour lors des repas.
  • Par voie injectable intramusculaire, répétée tous les mois ou tous les 3 mois selon les produits.
  • Ou par voie transdermique avec un gel de testostérone à raison d’une application quotidienne.

Le choix de la forme d’administration de la testostérone est laissé au patient en fonction de ses préférences, de sa tolérance aux différentes formes et des différents coûts des traitements.

 

Les contre-indications au traitement par la testostérone

  • Cancer de la prostate ou du sein (rare mais possible chez l’homme aussi).
  • Augmentation pré-existante des globules rouges dans le sang (« polyglobulie ») que le traitement androgénique fait augmenter.
  • Hyperprolactinémie (augmentation de la prolactine, hormone sécrétée par l’hypophyse), replaçant le déficit en testostérone dans le contexte d’une anomalie hormonale plus large.
  • Insuffisance cardiaque sévère.

 

Traitement par testostérone et pathologies de la prostate

Le traitement par la testostérone ne favorise pas l’apparition d’une maladie prostatique, qu’elle soit cancéreuse ou bénigne.

En revanche, si le sujet souffre d’un cancer de la prostate déjà évolué, l’instauration d’un traitement androgénique par la testostérone peut favoriser son développement et son aggravation. L’effet de la testostérone est en effet différent selon que les cellules prostatiques sont normales ou cancéreuses.

Avant d’entreprendre un traitement androgénique substitutif, un bilan prostatique peut donc être demandé par le médecin selon les patients (âge, troubles urinaires éventuels, antécédents, examen clinique, analyse biologique, etc.).

L’adénome de la prostate, ou hypertrophie bénigne de la prostate, ne constitue pas une contre-indication au traitement par la testostérone s’il n’obstrue pas les voies urinaires, auquel cas il devra être traité avant l’instauration du traitement substitutif.

 

L’objectif et l’efficacité de la testostérone

L’objectif du traitement androgénique est la disparition des symptômes liés au déficit en testostérone et l’obtention d’un taux sanguin compris entre les valeurs normales de l’homme jeune.

Son efficacité sera d’autant plus nette que :

  • Le déficit en testostérone sera prononcé.
  • Qu’il n’existe pas d’autre cause de baisse du désir ou de trouble de l’érection.

Le retour à la normale du désir sexuel est assez rapide et se produit en environ 3 semaines.

Toute prise de traitement hormonal substitutif doit être accompagnée d’une surveillance régulière.

Il faut enfin souligner que le traitement par la testostérone ne provoque pas d’hypersexualité pathologique.

 

  • Le traitement étiologique médical de l’andropause repose sur l’administration de testostérone, traitement dont l’instauration et le suivi reposent sur des critères de surveillance stricts.
  • L’andropause ne signifie pas la fin de la sexualité.

 

 

Lejeune H et coll. Diminution du désir sexuel et déficit en testostérone chez l’homme. Prog. Urol., 2013 ; 23 : 621-628

Salama S et coll. Vieillir, c’est vivre. Sexologies, 2014 ; 23 : 1-3

Wagner L, Costa P. Andropause. In Lopès P, Poudat FX. Manuel de sexologie, Elsevier Ed., Paris, 2014


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