Philippe Schwartz
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L’andropause, c’est quoi exactement ?

Sexologie

L’andropause correspond à la diminution de la sécrétion des hormones sexuelles avec l’âge chez l’homme, avec comme conséquences la diminution des capacités de reproduction et un retentissement sur la fonction sexuelle.

On parle également de « syndrome de déficit en testostérone (SDT) lié à l’âge » ou de « déficit androgénique lié à l’âge (DALA) ».

 

Il s’agit d’un déficit progressif en testostérone lié à l’âge

Le syndrome de déficit en testostérone lié à l’âge se définit par :

  • Une signature biologique : carence en testostérone dans le sang par rapport aux taux observés chez l’homme adulte plus jeune.
  • Une symptomatologie clinique associant une atteinte fonctionnelle de certains organes et une altération de la qualité de vie.

Ce déficit est du à la diminution progressive de la sécrétion de testostérone par les testicules avec l’âge.

 

L’andropause n’est pas strictement l’équivalent masculin de la ménopause

Si la ménopause est soudaine et signifie l’arrêt de la possibilité de procréer, l’andropause est au contraire progressive avec un maintien possible de la sécrétion de testostérone jusqu’à un âge avancé et la continuité de la possibilité d’être père.

Pour bien différencier les deux processus, on parle plutôt de « syndrome de déficit en testostérone (SDT) lié à l’âge » ou de « déficit androgénique lié à l’âge (DALA) » que d’andropause.

 

Les signes d’un déficit en testostérone

Le principal symptôme de survenue d’un déficit en testostérone lié à l’âge est l’apparition de troubles sexuels après l’âge de 50 ans :

  • Baisse du désir sexuel et de l’intensité des orgasmes.
  • Diminution de l’intérêt pour la sexualité et du plaisir ressenti.
  • Altération des capacités érectiles.
  • Disparition des érections spontanées nocturnes et matinales.
  • Moindre qualité en plaisir et en volume des éjaculations.

Mais d’autres symptômes moins caractéristiques sont aussi liés à la baisse de la testostérone :

  • Fatigue, troubles du sommeil, insomnie.
  • Survenue de bouffées de chaleur avec sueurs, de rougeur du visage (« flush »).
  • Diminution de la masse et de la force musculaires et augmentation de la masse grasse en particulier abdominale.
  • Diminution de la pilosité pubienne et du volume des testicules.
  • Changements psychologiques : irritabilité, retrait affectif, baisse de la confiance en soi, manque de motivation, difficultés de concentration ou de mémoire, symptômes dépressifs.

Tous les symptômes doivent être analysés dans le contexte personnel du sujet : maladie somatique existante, notion de dépression, etc.

 

Le diagnostic biologique

Il repose sur le dosage sanguin de la testostérone. Celle-ci est produite à 95% par les testicules et à environ 5% par les glandes surrénales.

Le dosage de la testostérone n’est indiqué qu’en présence de signes cliniques évocateurs.

Dans le déficit lié à l’âge (andropause), la diminution de la testostérone sanguine, ou « hypogonadisme », est isolée, sans autre cause pathologique observée.

Elle débute dans la trentaine et se chiffre à environ 1% à 1,5% par an, de façon progressive. Il existe d’importantes variations de cette décroissance selon les individus.

Ainsi, la fréquence de l’hypogonadisme passe de moins de 10% des sujets à l’âge de 40 ans, à entre 20% et 35% entre 40 et 60 ans puis à environ 40% à 80 ans.

On estime que 30% à 50% des hommes de plus de 55 ans présentent une baisse de la testostérone.

On parle de déficit lorsque le résultat est en dessous de la limite inférieure de la normale chez les hommes jeunes, définie par les normes du laboratoire où le dosage est effectué.

Par ailleurs, un résultat bas devra être contrôlé par un deuxième prélèvement en raison de la possibilité de fluctuation avec baisse transitoire du taux de testostérone sanguine.

D’autres dosages hormonaux peuvent être indiqués en présence de signes évocateurs d’autres troubles endocriniens associés.

 

Les effets physiologiques de la testostérone

  • Développement des caractères sexuels masculins durant la vie fœtale et lors de la puberté.
  • Effet stimulant sur le désir sexuel.
  • Déclenchement des érections, notamment spontanées nocturnes et matinales.
  • Maintien de la masse musculaire.
  • Fixation du calcium sur les os.
  • Élimination (métabolisation par lipolyse) des graisses corporelles.
  • Stimulation de la production de globules rouges.
  • Effets cognitifs : maintien de la concentration, de l’éveil et de l’humeur.

 

Certaines pathologies ou traitements peuvent entraîner une baisse de la testostérone

  • Consommation excessive d’alcool.
  • Diabète de type 2.
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).
  • Maladies inflammatoires.
  • Obésité.
  • Insuffisance rénale chronique.
  • Pathologies de la glande hypophyse.
  • Anorexie.
  • Sédentarité, insuffisance d’activité physique.
  • Traitement corticoïde de longue durée, certains traitements antihypertenseurs ou antiépileptiques (en parler avec son médecin).

Un déficit en testostérone ne peut donc être interprété qu’en fonction des particularités individuelles de chaque sujet.

 

Vous vous sentez concerné ? Répondez au questionnaire ADAM

  • Ressentez-vous une baisse du désir sexuel ?
  • Manquez-vous d’énergie ?
  • Ressentez-vous une diminution de force musculaire ou d’endurance à l’effort ?
  • Votre taille a -t-elle diminué ?
  • Éprouvez-vous une baisse de la joie de vivre ?
  • Êtes-vous triste ou irritable ?
  • Constatez-vous une baisse de la qualité de de vos érections ?
  • Vos capacités sportives ont-elles récemment diminué ?
  • Est-ce que vous avez tendance à somnoler après les repas ?
  • Avez-vous observé une baisse de vos capacités professionnelles ?

Ce test n’est pas formel et n’a qu’une valeur d’orientation mais si vous avez répondu « oui » à plus de 4 questions dont celle sur votre désir ou celle sur vos érections, un dosage de la testostérone pourrait être indiqué. Parlez-en avec votre médecin.

 

  • L’andropause correspond au déclin de la production testiculaire de testostérone avec l’âge et à sa traduction symptomatique en général à partir de la cinquantaine ou de la soixantaine.
  • Elle n’est pas l’équivalent masculin en miroir de la ménopause.

 

 

Billon C, Droupy S. Andropause. Rev. Prat., 2018 ; 68 : 373-377

Ribes G, Fernadez L. Vieillissement et sexualité. In Courtois F, Bonierbale M. Médecine sexuelle, Lavoisier Ed., Paris, 2016

Staerman F. Andropause. Rev. Prat., 2011 ; 61 : 1279-1282

Wagner L, Costa P. Andropause. In Lopès P, Poudat FX. Manuel de sexologie, Elsevier Ed., Paris, 2014


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