Philippe Schwartz
Sexologie Relaxation à Paris 16
36 rue Scheffer, 75116 Paris 16
 
Disponible de 9h30 à 13h et de 13h30 à 19h30
 
06 24 52 83 82

Je me souviens...

Au gré des émotions...

Je me souviens.

Je me souviens de Madame Laurent, ma maîtresse de CP, la femme aux cheveux gris à laquelle j’ai offert mes premières roses, tout rougissant. Je me souviens de l’odeur douce de sa classe, mêlant parfums des encriers et de la cire des pupitres. Je me souviens qu’elle m’a appris à écrire, à l’encre violette et à la plume. Je me souviens de la gentillesse extrême de sa lettre lorsque mes parents sont morts quand j’étais au lycée et de son invitation à traverser les deux rues qui séparaient mon lycée de mon ancienne école pour venir parler si j’en ressentais le besoin. Nous avons ensuite correspondu durant mes études de médecine. Elle en était fière.

Je me souviens de Monsieur Delhaye qui m’a appris les bases du calcul qu’on n’appelait pas encore mathématiques à l’école.

Je me souviens de Monsieur Carré qui fermait les yeux lorsque je restais lire un livre dans le fond du car pendant qu’il arbitrait les matchs de foot des autres à Bagatelle.

Je me souviens de Monsieur Béchu qui nous emmenait au judo dans son combi VW.

Je me souviens de Monsieur Crauste, de sa coiffure militaire en brosse, adepte de la fessée et qu’on redoutait tous mais un instituteur fantastique qui nous faisait grandir.

Je me souviens de Monsieur Volc, l’année de mai 68, qui alternait grève et classe en essayant de nous faire comprendre ce qui se passait.

Je me souviens de Monsieur Maarek, mon prof de maths au lycée, qui m’a pris à part après la mort de mes parents pour me demander comment j’allais. Il se grattait les parties en écrivant au tableau et pensait qu’on ne voyait pas. On voyait le pli de son pantalon remonter et redescendre, on souriait.

Je me souviens de Madame Schaller au prénom prédestiné, Florence, ma professeure d’italien, qui m’a fait découvrir Dante et Pavese, et m’emmenait si loin quand elle nous lisait des textes en italien. Je n’ai jamais autant appris, eu autant de plaisir à apprendre que quand je me plongeais dans le « Camugli ». Seul enseignement mixte pour les séries scientifiques dans mon lycée de garçons, trois années d’attente impatiente de chaque cours.

Je me souviens de Monsieur Van Brock, mon prof d’anglais, plus britannique que les britanniques avec ses vestes en tweed impeccables et son flegme à toute épreuve.

Je me souviens de Monsieur Poirier, nom de plume Julien Gracq, mon prof d’histoire géo, de ses cours mêlant histoire et philosophie de l’humanité, que j’ai eu la chance d’avoir comme enseignant juste avant qu’il ne prenne sa retraite en 1970.

Je me souviens de l’amour qu’ils avaient tous de leur métier, de leur rigueur et de leur sévérité mêlées d’une si grande et si belle bienveillance.

Merci à eux et à ceux que je n’ai pas nommé. Merci de m’avoir appris à lire, à compter, à aimer apprendre, à grandir. Merci pour vos enseignements, au-delà des seuls programmes, pour votre accompagnement.

Infiniment merci.


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