Philippe Schwartz
Sexologie Relaxation à Paris 16
36 rue Scheffer, 75116 Paris 16
 
Disponible de 9h30 à 13h et de 13h30 à 19h30
 
06 24 52 83 82

Difficultés d’érection : causes et place de l’hygiène de vie

Sexothérapie

La difficulté à obtenir une érection suffisante pour avoir une relation sexuelle satisfaisante, ou dysfonction érectile, concerne environ 20% des hommes de plus de 20 ans et augmente avec l’âge.

De causes autant médicales que psychologiques et souvent intriquées, elle est un motif fréquent de souffrance individuelle et de couple.

Trop souvent tues lors des entretiens avec son médecin ou son thérapeute, il importe de se confier pour entreprendre un bilan précis et le traitement afin de cesser d’en souffrir.

 

Une fréquente « panne » sexuelle de l’homme

La dysfonction érectile se définit comme une difficulté à obtenir et maintenir une érection lors de plus de 75% des rapports sexuels depuis au moins 6 mois.

Elle se différencie ainsi des « pannes » passagères pouvant affecter occasionnellement tout homme durant sa vie sexuelle.

Si elle est négligée, elle expose au risque de souffrance personnelle et de couple et à celui de sa pérennisation par la création d’un cercle vicieux constitué avec la peur par anticipation de ne pas arriver à procurer un rapport sexuel satisfaisant (« angoisse de performance »).

 

Signes et symptômes de l’érection insuffisante

La symptomatologie du trouble de l’érection va de l’absence totale d’érection en situation de stimulation sexuelle fantasmatique ou réelle, à l’érection de qualité moyenne ne permettant pas l’obtention d’une rigidité suffisante de la verge pour la pénétration ou le non maintien suffisant de la rigidité pénienne pour avoir un rapport sexuel jusqu’à l’éjaculation ou l’orgasme.

La dysfonction érectile se caractérise ainsi par un rapport sexuel non satisfaisant pour le sujet et pour sa partenaire.

Elle peut être évaluées à l’aide de plusieurs échelles de cotation de la qualité des érections mais la satisfaction de l’homme et de sa partenaire reste un critère fondamental.

 

Diagnostic causal

Le diagnostic de la cause du trouble de l’érection est important pour pouvoir proposer la stratégie thérapeutique la mieux adaptée.

On peut déjà avoir une orientation à partir du contexte de la dysfonction érectile :

  • Le caractère « primaire » du trouble (le sujet n’a jamais eu d’érection ou d’érection de bonne qualité) est en faveur d’une maladie organique.
  • La persistance d’érections lors de la masturbation, durant le sommeil ou le matin au réveil est en faveur de l’intégrité physique, notamment vasculaire et nerveuse, des mécanismes physiologiques de l’érection, et oriente vers une cause psychologique.
  • La perte des érections « réflexes » nocturnes et matinales oriente en revanche vers une cause organique, souvent métabolique, vasculaire ou nerveuse, ou vers un déficit en testostérone. Il en est de même en cas d’érection mais de rigidité insuffisante pour permettre la pénétration.

Mais les causes des troubles de l’érection ne sont pas aussi divisées en organiques ou psychologiques, elles sont souvent intriquées mêlant facteurs organiques et psychologiques, médicamenteux, culturels, relationnels ou sociaux.

 

Causes somatiques ou organiques

Les causes organiques peuvent relever de multiples contextes, justifiant la réalisation d’un bilan médical devant un trouble de l’érection :

  • Hormonal : déficit en testostérone (vieillissement), insuffisance testiculaire (hypogonadisme).
  • Anomalie morphologique du pénis.
  • Maladies métaboliques impactant les nerfs et les vaisseaux sanguins : diabète, obésité.
  • Maladies cardiovasculaires : hypertension artérielle, anomalies lipidiques, maladies artérielles.
  • Maladies neurologiques touchant les nerfs, la moelle épinière, etc.
  • Troubles du sommeil.
  • Pathologies prostatiques (hypertrophie de la prostate).
  • Toxicité de l’alcool, du tabac, d’autres drogues.
  • Effets secondaires de certains médicaments (antihypertenseurs, antidépresseurs, psychotropes, etc.).
  • Séquelles de traumatisme (rachis, bassin, appareil génital) ou de chirurgie pelvienne ou génitale.

Il faut souligner que la survenue d’une dysfonction érectile après 45 ou 50 ans est reconnue comme étant un indice de risque cardiovasculaire accru, reflétant l’existence d’une maladie vasculaire (athérome, hypertension artérielle, etc.). On parle de « symptôme sentinelle ».

 

Causes psychologiques

Les causes psychologiques peuvent relever de plusieurs contextes :

  • Syndrome dépressif ou anxieux, burn out.
  • Inadéquation sexuelle (orientation sexuelle, pratiques sexuelles).
  • Stress : perte d’emploi, divorce, traumatisme psychologique, etc.
  • Obstacles culturels (éducation, religion).
  • Problèmes relationnels (problèmes de couple, familiaux, professionnels).
  • Altération de l’image corporelle.
  • Cercle vicieux de l’anxiété de performance (comparaison, images pornographiques) ou angoisse d’anticipation (peur de la survenue d’une « panne » d’érection).

Tous ces éléments psychologiques sont importants à identifier car ils constituent lors de la prise en charge des leviers thérapeutiques sur lesquels agir.

 

Des conséquences importantes

La dysfonction érectile a des conséquences importantes en termes de souffrance individuelle et de couple :

  • Insatisfaction de la vie sexuelle.
  • Problèmes relationnels dans le couple et dans la vie amoureuse, séparation, divorce.
  • Diminution de l’estime de soi.
  • Altération de la qualité de vie.
  • Syndrome dépressif.
  • Retentissement sur toutes les dimensions de la vie, personnelle, relationnelle, professionnelle.
  • Cercle vicieux inhibiteur avec anxiété d’anticipation par peur de l’échec sexuel.

 

L’importance de l’hygiène de vie

L’hygiène de vie et le respect d’une vie saine sont des éléments majeurs du maintien fonctionnel des capacités érectiles.

 

Alimentation

Le respect d’une alimentation équilibrée est essentiel pour le maintien de l’intégrité érectile.

L’obésité (IMC > 30) et le surpoids (IMC compris entre 25 et 30) constituent des facteurs de risque bien identifiés de trouble de l’érection avec une augmentation du risque comprise entre 1,5 et 3.

La perte de poids, le maintien d’un poids normal et l’exercice physique associé sont des déterminants naturels majeurs d’une érection satisfaisante.

 

Activité physique

Avoir une activité physique régulière est essentiel même s’il ne s’agit que de marche régulière.

L’activité physique présente un bénéfice direct au niveau de la vascularisation du pénis en favorisant la circulation sanguine.

L’activité physique favorise également la libido, entretient la production de testostérone et favorise l’activité sexuelle qui à son tour est un facteur d’entretien fonctionnel des mécanismes de l’érection. Elle permet également de maintenir les capacités à l’effort de l’organisme et du système cardiovasculaire.

Ainsi les hommes pratiquant régulièrement une activité physique ont 30% moins de risque de souffrir d’une dysfonction érectile par rapport aux sujets sédentaires.

 

Respect de son sommeil

Il a été montré que le manque de sommeil fait chuter le taux de testostérone avec comme conséquences la baisse du désir et des dysfonctions sexuelles dont les troubles de l’érection.

 

Tabagisme

Le tabagisme est un facteur de risque indéniable de troubles de l’érection avec une multiplication par 1,5 de la fréquence de la dysfonction érectile chez les fumeurs.

La fréquence de la dysfonction érectile est proportionnelle à la quantité de tabac fumé.

L’arrêt du tabac est impératif et s’accompagne d’une nette diminution du risque de trouble de l’érection.

 

Alcool

« L’alcool augmente le désir mais diminue la performance ». Cet aphorisme datant de Shakespeare (Macbeth) est parfaitement vérifié.

De plus, sa toxicité sur les mécanismes vasculaires de l’érection se double d’un effet inhibiteur sur la sécrétion de testostérone.

La dysfonction érectile générée par une consommation excessive d’alcool est proportionnelle à la quantité, à la fréquence et à l’ancienneté de la consommation.

Il faut également souligner l’impact négatif de la consommation d’alcool sur les relations de couple.

 

Courtois F, Bonierbale M et coll. Médecine sexuelle. Lavoisier Ed., Paris, 2016

Huyghe E. Dossier Dysfonction érectile. Rev. Prat., 2020 ; 34 : 145-150

Leproult R, Van Cauter E. Effect of 1 week of sleep restriction on testosterone levels in young healthy men. JAMA, 2011; 305: 2173-2174

Madec FX, Borojeni S. Trouble de l’érection. Rev. Prat., 2019 ; 69 : 307-315


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo   |   Site partenaire de Annuaire Thérapeutes

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.